Le lupus demande un suivi étroit non seulement avant et durant la grossesse mais aussi au cours de la première année du post-partum.
Une patiente de 35 ans, primipare, se présente à la consultation prénatale à 36 semaines d’aménorrhée (SA) pour prurit sine materia. Une semaine plus tard, elle développe un rash cutané rapidement évolutif avec macules érythémateuses. La biologie sanguine est sans particularité. La biopsie cutanée révèle une épidermolyse associée à une réaction immunitaire développée contre la membrane basale de l’épiderme. La recherche sérique par ELISA montre la présence d’anticorps IgG1 anti BP180, ce qui confirme le diagnostic de «pemphigoïde gravidique». Une césarienne est réalisée à 38 SA. Trois jours plus tard, la patiente développe des lésions bulleuses cutanées. Un traitement par cétirizine et prednisolone est administré. L’association de dapsone, après arrêt de l’allaitement, est nécessaire pour maîtriser la symptomatologie. La patiente montre une amélioration clinique lente avec quasi disparition des lésions à 9 mois post-partum. La pemphigoïde gravidique est une dermatose bulleuse auto-immune de la grossesse. Elle apparaît généralement au 2e ou au 3e trimestre, plus rarement en post- partum immédiat. De fortes doses de corticostéroïdes systémiques et d’antihistaminiques sont nécessaires pour maîtriser la réaction cutanée et calmer la symptomatologie. L’issue maternelle et fœtale est toujours favorable.
[1. Service de Gynécologie-Obstétrique, Centre Hospitalier de Wallonie picarde, Tournai; 2. Service de Dermatologie, Centre Hospitalier de Wallonie picarde, Tournai; 3. Service de Pédiatrie, Centre Hospitalier de Wallonie picarde, Tournai; 4. Service de Gynécologie-Obstétrique, CHR Mons-Hainaut, Mons] L’aplasia cutis congenita est caractérisée par une absence congénitale de revêtement cutané de taille variable. L’incidence est de 3/10.000 naissances par an. Les principales étiologies sont des infections virales, des malformations vasculaires ou des adhérences amniotiques. Nous rapportons le cas d’un garçon né à 39 semaines et 2 jours d’aménorrhée issu d’une grossesse gémellaire. La grossesse s’est compliquée à 15 semaines d’aménorrhée (SA) par un syndrome transfuseur-transfusé sévère ayant nécessité un fœticide sélectif du fœtus receveur. Le jumeau restant présente à la naissance une zone de défect bilatéral symétrique au niveau de la face antérieure des cuisses. Published ahead of print.
Nous décrivons le cas d’une patiente HIV-négative chez qui une syphilis est diagnostiquée à 35 semaines d’aménorrhée. Cette maladie, causée par le Treponema pallidum, est transmise sexuellement ou verticalement pendant la grossesse. La syphilis est une maladie rare mais en constante augmentation en Belgique. Le diagnostic est essentiellement sérologique et le traitement basé sur l’administration de pénicilline G. La syphilis congénitale peut être asymptomatique ou engendrer des séquelles graves chez le nouveau-né. Published ahead of print.
[1. Service de Dermatologie, AZ St Lucas, Brugge. 2. Service de Gynécologie-Obstétrique, AZ St Lucas, Brugge. 3. Service de Gynécologie-Obstétrique, UZ Leuven.] Cette patiente (G2P1) a développé, à 31 semaines d’aménorrhée, des lésions vésiculaires prurigineuses au niveau de l’abdomen, du thorax et de l’intérieur des bras... Published ahead of print.
Skin Vol. 28 N° 1
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